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Historique

La loi n° 78/4 du 2 janvier 1978 a donné naissance à deux caisses chargées de la protection sociale des ministres des cultes et des membres des congrégations et des collectivités religieuses non couverts par un autre régime de sécurité sociale obligatoire :

  • La CAMAVIC, mise en place le 1er janvier 1979, a été chargée de la gestion des régimes vieillesse et invalidité des cultes.
  • La CAMAC, à partir du 1er janvier 1980, a été chargée de la gestion du régime maladie-maternité des cultes.

En assurance maladie, les cotisations doivent équilibrer les dépenses de prestations de la CAMAC, de sorte que les charges imposées aux non pensionnés sont les mêmes que celles des pensionnés.

En assurance vieillesse, la CAMAVIC reçoit chaque année les sommes prévues au titre de la compensation démographique, ce qui lui permet de verser des pensions pour des droits non cotisés avant 1979.

La loi 87588 du 30 juillet 1987 a procédé à une première réforme du régime maladie :

  • Elle a permis de fixer la cotisation des pensionnés à la moitié de celle des non pensionnés, alors que jusqu'en 1987, les cotisations des pensionnés et des non pensionnés étaient identiques ;
  • Elle a instauré, pour assurer l'équilibre financier du régime, une contribution en tant que de besoin du régime général ;
  • Elle a permis la mise en place d'un mécanisme de réduction de cotisations en cas d'insuffisance manifeste des ressources d'une association, congrégation ou collectivité religieuse, ou d'un assuré.

A la fin de l'année 1997, la loi de financement de la Sécurité Sociale pour l'année 1998 a procédé à l'intégration financière du régime d'assurance vieillesse de la CAMAVIC :

  • Les réserves financières gérées par la CAMAVIC ont été transférées au régime général.
  • Elle a entraîné un alignement des règles de liquidation sur celles du régime général à compter du 1er janvier 1998.
  • La CAMAVIC reverse le produit des cotisations à la CNAVTS ;
  • La CNAVTS verse, en tant que de besoin, une contribution pour assurer l'équilibre financier du régime.
  • La loi instaure un système de répartition de cotisation qui tient compte des capacités contributives des collectivités.

Le décret du 30 mars 1999 harmonise les conditions d'organisation du recouvrement des cotisations maladie, qui comme en assurance vieillesse, sont désormais obligatoirement versées par les collectivités mensuellement et à terme échu. Les cotisations maladie des pensionnés sont réduites à 20% de celles des non pensionnés depuis le 1er janvier 2000.

L'article 71 de la loi du 27 juillet 1999 portant création de la Couverture Maladie Universelle fusionne la CAMAC et la CAMAVIC : est créée la Caisse d'Assurance Vieillesse, Invalidité et Maladie des Cultes (CAVIMAC) à compter du 1er janvier 2000.

A ce titre, elle a repris l'ensemble des missions dévolues aux deux anciennes caisses.

Par ailleurs, la législation sur les cotisations maladie subit une nouvelle modification qui prévoit un montant plus bas de cotisation pour les assurés qui perçoivent un traitement et qui, à ce titre, sont redevables de la C.S.G. et de la C.R.D.S., par rapport à celui des autres qui n'ont pas à l'assumer.

La loi instaure le même système de répartition de cotisation qui tient compte des capacités contributives des assurés qu'en assurance vieillesse.

 

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